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RÉSEAUX74 > 2002 > N°14 Décembre 2002 >
Réseaux, sécurité et haute-disponibilité - Partie 2
Un réseau : c’est bien ; un réseau qui fonctionne tout le temps : c’est mieux !
ARCHITECTURE ET TECHNOLOGIE RESEAU ADOPTEESEn utilisant des technologies courantes en terme de réseaux locaux (réseau cuivre non-coaxial ou fibre optique à 10, 100 voire 1000 Mbits/s => connexion "en étoile" des postes sur des éléments centraux), lorsque l’on cherche une architecture (on parle aussi de topologie) à adopter pour pallier à tout problème de panne, on pourrait penser qu’il suffit de relier chaque équipement de concentration (hub) ou de commutation (switch) du réseau à l’ensemble des autres équipements constitutifs du réseau (voir schéma 1). Cette solution qui semble sans reproche comporte pourtant des imperfections notables : le nombre de ports utilisés sur chaque équipement uniquement pour le relier aux autres peut rapidement devenir énorme lorsqu’on atteint une taille et une compléxité du réseau importantes (pour 5 switchs, cela bloque déjà 4 ports...). De plus, le nombre de chemins possibles entre un point A et un point B est tellement important qu’il est source de complications (il faut que ce chemin soit le plus efficace, que tous les équipements du réseau se mettent d’accord pour savoir par où faire transiter les informations). Et dans un tel choix, on va se rendre compte qu’une grande partie des liens inter-équipements est tout simplement inutile. redondance maximum sur un réseau local (solution qui ne sera jamais retenue) ![]() On trouve principalement deux topologies qui peuvent être appliquées pour offrir une redondance au niveau réseau. La première consiste à utiliser 2 switchs fédérateurs sur lesquels seront raccordés par 2 liens chacun des autres commutateurs du réseau (voir schéma 2). On a ainsi une forte sécurité sur les pannes éventuelles mais l’inconvénient majeur est la nécessité d’avoir malgré tout un nombre important de liaisons inter-switchs qui peut être un facteur important lorsque les bâtiments n’offrent pas suffisamment de liaisons à travers le précablage (n’oublions pas que les switchs peuvent être séparés par des étages, voire passer sous des cours, des parkings sous lesquels on ne dispose pas toujours de plusieurs liens). redondance sur un réseau local avec 2 switchs fédérateurs (ici Switch1 et Switch2) ![]() La deuxième solution (qui peut aussi être choisie en complément de la première citée précédemment, un mixage des 2 topologies est possible) consiste à mettre en place une boucle entre les différents équipements du réseau. En effet, à travers une boucle, pour aller d’un point à un autre, on a toujours deux chemins possibles à un instant "t". Dans le cas où une coupure surviendrait dans la boucle, il semblerait normal que tout le trafic réseau soit redirigé par le chemin encore valide. Dans un cas de figure mettant en scène 5 switchs (commutateurs Ethernet) reliés en boucle, un fonctionnement "normal" fera transiter les informations entre une machine A et une machine B par un chemin (en général le plus court ou le plus rapide, voir schéma 3) et en cas de coupure de cette liaison "prioritaire", c’est l’autre partie de la boucle qui sera mise à contribution (voir schéma 4). fonctionnement normal sur une boucle établie à l’intérieur d’un réseau local ![]() Fonctionnement de secours en cas de problème sur la boucle ![]() Ce dispositif qui semble assez évident dans la théorie n’est pas toujours facile à mettre en place dans la pratique et certaines précautions devront être suivies :
Un grand nombre de technologies et notions abordées ici brièvement (mais aussi celles qui ont été volontairement écartées), étant particulièrement complexes, pourront faire l’objet d’un ou de plusieurs articles dans les prochains numéros de Rése@ux.74 tant le sujet est complexe et vaste. Joël GOLLIET,
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