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RÉSEAUX74 > 2000 > N°6 Septembre 2000 >
L’extraordinaire portée du travail du CRI d’Archamps restera un acquis au bénéfice des scolaires d’aujourd’hui et des acteurs économiques de demain. Dans le même esprit, sous l’impulsion d’Ernest Nycollin et Georges Vulliez, Président et V.P. chargé des nouvelles technologies, un grand pas aura été fait pour adapter les méthodes de l’administration départementale et des communes. On peut porter une appréciation plus réservée sur l’émergence de nouvelles activités et entreprises en Haute-Savoie. Pour des raisons qu’il serait bon d’identifier, il semble y avoir relativement moins d’opportunités de développements dans la "e-economie" chez nous que chez nos voisins de Genève (qui ont su attirer de nombreuses entreprises internationales dans le domaine des réseaux et de l’information) et même de Lyon et Grenoble. Il est vrai que, par exemple, les 2 millions d’internautes suisses se comparent avantageusement aux 2 millions de français. Reste que les initiatives publiques peuvent avoir un rôle. C’est pourquoi, dès l’automne, le Département fera étudier la situation de la Haute-Savoie par rapport aux transmissions à hauts débits. Que cet éditorial soit enfin, à l’approche de la rentrée, l’occasion d’encourager, mais aussi de remercier vivement l’équipe conduite par J.C. Fernandez au CRI d’Archamps ! Roland PASCAL,
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Certains choisissent une connexion par modem en se branchant sur une ligne téléphonique analogique ("classique") du réseau RTC (Réseau Téléphonique Commuté). L’avantage majeur d’une telle solution est que la quasi-totalité des foyers est équipée avec de telles installations et que les surcoûts pour utiliser cette ligne pour l’Internet sont relativement petits. Les faiblesses de cette solution se situent dans la limitation de la bande passante (débit maximal des données binaires pouvant transiter, le plus souvent exprimé en Kbits/secondes) et dans l’obligation de traiter un signal pour le faire passer d’un état, analogique à un état numérique et réciproquement. En fonction des besoins ou des moyens (financiers notamment), certains utilisateurs (ou groupements d’utilisateurs comme les établissements scolaires ou les entreprises par exemple) sont amenés à faire installer et à utiliser pour la connexion à l’Internet une ligne RNIS (pour Réseau Numérique à Intégration de Services, ISDN en anglais). Les coûts d’installation et d’abonnement sont plus élevés que pour le RTC mais le débit et la qualité de la ligne sont également meilleurs, la technologie étant basée sur un signal numérique. Pour connecter un poste isolé par l’intermédiaire du RNIS, on doit utiliser un adaptateur (boîtier abusivement appelé "modem RNIS" ou une carte souvent dite "Numeris" à connecter à un "slot" ISA/PCI). Le poste bénéficie alors de la totalité de la bande passante disponible sur la ligne (64 Kbits/s le plus souvent et 128 Kbits/s si on utilise simultanément les 2 canaux ; ce dernier cas relève le plus souvent d’une option choisie auprès de l’opérateur téléphonique). Pour que plusieurs postes partagent cette ligne, il faut qu’ils soient connectés en réseau local (ou LAN) et que ce réseau soit relié à une machine appelée routeur RNIS, qui va faire le lien avec le FAI et permettre à toutes les machines du LAN de se connecter simultanément à l’Internet. Il existe de nombreux routeurs RNIS, des plus simples aux plus perfectionnés. Certains permettent plusieurs types de connexion, permettent d’obtenir des statistiques sur l’utilisation de la connexion, de gérer une sécurité accrue pour éviter les attaques pouvant provenir de l’Internet, et bien d’autres fonctions encore. La capacité des routeurs à traiter plus ou moins rapidement les données reçues est également une caractéristique à prendre en considération afin d’éviter à ce niveau un goulot d’étranglement dû, par exemple, à un nombre trop important de postes sur le LAN. Un tel matériel a un coût qui est loin d’être négligeable sagissant de routeurs de bonne qualité (de 4000 à 8000 F). Aussi, pour des établissements ayant des ressources financières limitées, le CRI a construit une solution baptisée "PingOO ISDN Router". Une description complète de celle-ci est disponible sur le web à l’URL http://www.PingOO.org/Routeur/ ![]() Pour résumer, PingOO ISDN Router comporte les principales fonctionnalités d’un routeur RNIS commercial tout en minimisant le prix du fait de la récupération d’un PC d’ancienne génération (486DX2, ou "vieux" Pentium). Cet ordinateur nécessite un disque dur de capacité réduite, auquel on adjoint une carte RNIS (récente) pour la connexion au FAI et une carte réseau pour la connexion au LAN. Son système d’exploitation est une version adaptée et allégée de Debian GNU/Linux, du même type que celui utilisé pour le serveur de communication PingOO. La distribution PingOO-ISDN Router est également sous licence GPL et respecte les principes du logiciel libre. Les fonctionnalités majeures du PingOO ISDN Router sont :
D’autres fonctions viendront compléter celles-ci dans le futur. Depuis l’annonce faite par le CRI pour la première version utilisable de cette solution le 28 Juin 2000, en à peine plus de deux semaines, plus de 200 personnes ont téléchargé les paquets de logiciel nécessaires pour transformer un PC avec les prérequis matériels demandés en routeur RNIS de faible coût. Un tel routeur n’est pas exclusivement destiné aux personnes se connectant au CRI de Haute-Savoie mais il peut être utilisé pour tous les FAI permettant une connexion RNIS sans restriction particulière. L’installation du routeur est automatisée et simplifiée grâce à la présence d’une configuration centralisée et à l’emploi de scripts. En effet, toutes les données utilisées sont stockées dans quelques fichiers qui peuvent être édités selon la volonté de la personne en charge de la maintenance du routeur. Le CRI a déjà pu obtenir quelques retours positifs de son utilisation par des personnes qui ne font pas partie des utilisateurs habituels des services du CRI. Extrait d’un mail : Il existe en contrepartie quelques inconvénients à cette solution. Le projet a été développé sur le principe de la récupération de machine d’ancienne génération pour en faire un routeur peu coûteux. De cette particularité peuvent découler des problèmes à cause de l’âge de certains composants de la machine (disque dur, carte graphique par exemple) limitant ainsi la durée de vie d’une telle solution. Les accès à un disque dur augmentent les risques de panne par rapport à un routeur ordinaire. On pourrait s’affranchir de cet inconvénient en substituant au disque un système tel qu’une mémoire flash par exemple, mais alors le coût augmenterait. De plus, il est important d’éviter toute coupure électrique non voulue au routeur car l’utilisation d’un disque dur rend le système plus sensible aux arrêts brutaux (le branchement du routeur sur un onduleur sécurisant une autre machine doit être sérieusement envisagé). Joël GOLLIET,
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![]() UN EXEMPLEPour accéder au serveur web du conseil général de Haute Savoie, l’usager doit saisir dans la configuration de son navigateur le nom de la machine à atteindre : www.cg74.fr. Pour dialoguer, les deux interlocuteurs (le poste client et la machine serveur web) utiliseront leurs numéros. Avant d’initier le dialogue, la première opération consistera donc à trouver ces numéros en questionnant le DNS (l’annuaire). COMMENT CA MARCHE ?Les noms des machines sont structurés de manière très précise.
Le nom de machine est un ensemble de mots (composés de lettres, de chiffres ou du signe "-") séparés par des points. Pour le décrypter, il faut le lire de la droite vers la gauche. Le premier mot (Top Level Domain) à droite référence un pays (fr pour france) ou est générique (.com,.net,.org). Le second mot (le domaine) représente un sous ensemble du premier et le troisième un sous ensemble du second. Le caractère "@" indique qu’il s’agit d’une adresse email plutôt que d’un nom de serveur. Le DNS est une base de données répartie ; aucune machine sur le réseau ne contient toutes les informations : Pour trouver par exemple le numéro associé au nom www.cg74.fr, il faudra d’abord trouver les numéros des serveurs avec les informations pour les ".fr". Puis, un des serveurs DNS possédant les données des ".fr" donnera les numéros des DNS capables de renseigner "cg74.fr". Enfin, suivant le même principe, un des serveurs contenant les informations pour "cg74.fr" fournira le numéro correspondant au nom www.cg74.fr. A chacun des niveaux la gestion est indépendante. l’ICANN (The Internet Corporation for Assigned Names and Numbers, www.icann.org) est l’organisme qui désigne les prestataires pour les Top Level Domain (com, net, org, fr, etc). Pour les ".com,.net,.org" la liste des prestataires est disponible sur le site portail www.internic.net. Pour les ".fr", il n’y a qu’un seul prestataire : l’AFNIC (www.nic.fr). OBTENIR SON NOM DE DOMAINEPour obtenir un nom de domaine, il faut s’adresser à un prestataire habilité par l’ICANN pour qu’il enregistre la délégation de gestion d’un domaine. COMMENT EN SAVOIR PLUSEnfin si les quelques explications données ci-dessus inspirent des remarques ou donnent envie d’en savoir plus, il ne faut pas hésiter à rendre visite au site français : gouvernance de l’internet Laurent HAUGEARD,
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Les 1ères Rencontres Mondiales du Logiciel Libre (Libre Software Meeting), organisées par l’ABUL [1], l’ENSERB [2] et l’Université de Bordeaux I, avec le soutien de la Free Software Foundation et de l’APRIL [3], se sont tenues du 5 au 9 juillet 2000 à Bordeaux, et ont rassemblé, sans compter le public, près de 250 développeurs de 30 nationalités différentes [4], et de nombreuses éminences du mouvement, à commencer par Richard Stallman, l’initiateur du projet GNU [5]. Ces 5 jours et 4 nuits ont été l’occasion d’échanges non virtuels, sur les idées, les solutions et les projets. Tout le champ du logiciel libre était couvert, de la programmation du noyau en passant par les langages de très haut niveau, jusqu’à l’utilisation des solutions libres, que ce soit au sein de l’éducation (par exemple avec PingOO), dans le monde de la médecine, ou par des handicapés. Et puisque le Libre ce ne sont pas seulement des rêves, mais aussi des solutions concrètes qu’il s’agit de rassembler en un système d’exploitation, l’une des principales organisations du monde Libre, la distribution non commerciale Debian[ [6], a été réunie pour la première fois, à l’occasion de la Conférence Debian Zéro. Quant à la présence notable de l’Afrique durant ces Rencontres, elle est venue démontrer que certains hommes, dans tous les pays, sont aujourd’hui conscients que des retards informatiques divers se régleront en prenant le problème... aux "sources" ! Et l’engagement, au final, d’un député européen (Monsieur Gilles Savary) contre la brevétabilité du logiciel, a rappelé que le logiciel libre est toujours un combat. Cette première fut un succès. La deuxième édition aura lieu du 4 au 8 juillet 2001, toujours à Bordeaux, avec la seconde édition de la Conférence Debian (qui sera donc numérotée 1 !), et un programme encore plus ambitieux. Thierry LARONDE, [1] Association Bordelaise des Utilisateurs de Linux et des Logiciels Libres. [2] École Nationale Supérieure d’Électronique et de Radioélectricité de Bordeaux. [3] Association pour la Promotion et la Recherche en Informatique Libre [4] Deux sites à consulter pour des "souvenirs" des Rencontres :
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Cette demi-journée a aussi été l’occasion pour les sociétés de service en informatique, de présenter leurs solutions dans ce domaine et pour les industriels de découvrir "à chaud" des solutions concrètes. Les échanges de données informatisés concernent tout particulièrement le secteur commercial (gestion des commandes), la logistique (besoins, livraisons, etc.) et la comptabilité (Factures, etc.). A ce jour, très peu de PME se sont engagées dans cette voie. Jusqu’à présent, les solutions dites "EDI" nécessitaient des moyens financiers assez lourds et des compétences internes. Les nouvelles technologies, et en particulier l’apport d’Internet a permis d’alléger de manière considérable les solutions informatiques à travers le WEB EDI, EFI (échanges de formulaires informatisés permettant de réaliser des transactions sur le web), etc. Les témoignages des fournisseurs de TEFAL et de Renault VI ont montré que l’intégration de ces nouvelles technologies et même de l’EDI traditionnel n’est pas encore chose facile et dépend fortement de l’organisation en place dans l’entreprise et de la nature des relations avec leurs clients. Un CD ROM sur la manifestation est disponible sur demande auprès du Centre Productique de Haute-Savoie. Régis DINDELEUX,
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Un tour d’horizon effectué en Juillet 2000, recense 18 169 498 sites web dans le monde avec une évolution de la répartition des serveurs qui est la suivante. ![]() En 1995 sur 18957 sites, 57% reposaient sur le serveur NCSA, 20% sur celui du CERN. Entre 1995 et 1996, le nombre de sites web est passé de 18957 à 342 081. En Juillet 2000 la répartition des serveurs web est donnée par ![]() alors que la répartition des systèmes d’exploitation est donnée par ![]() Cela montre à quel point, les logiciels libres, et, parmi eux, linuxet apache, ont été largement et planétairement adoptés. Ces renseignements proviennent de la société Netcraft et sont reproduits avec leur aimable autorisation. Ils peuvent être accédés à l’url : Linux is like a tepee, no windows, no gates, apache inside :-)
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