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RÉSEAUX74 > 2000 > N°5 Juin 2000 >
Le remarquable développement du réseau à vocation éducative edres74, qui doit son existence à une volonté forte des élus de Haute-Savoie, à un partenariat étroit entre le Conseil Général et l’inspection académique et à l’engagement de nombreux établissements de tous niveaux, n’est pas uniquement quantitatif. Certes le nombre de connexions croît de manière exponentielle, mais les initiatives pédagogiques locales s’enrichissent et sont mutualisées grâce à l’organisation en réseau naturellement induite par le support utilisé. Le renforcement de l’organisation qui accompagne ce dispositif est de plus en plus nécessaire. A telle enseigne que la création récente de deux demi-postes d’animateurs informatiques était un gros effort pour l’inspecteur d’académie, vu la priorité d’avoir à accueillir les nouveaux élèves dans une période d’expansion démographique qui ne s’affaiblit pas, et c’était en même temps une contribution "homéopathique" au regard des besoins entraînés par l’adhésion toujours plus large aux activités du réseau. Une convention entre le recteur de l’académie de Grenoble et le Conseil Général de la Haute-Savoie va très bientôt être signée. Elle a un double objectif : apporter la preuve que les innovations locales, départementales, peuvent s’inscrire harmonieusement dans une politique académique, sans que nous soyons suspects d’un particularisme outrancier, tout en exerçant notre part d’initiative et de responsabilité. De plus, l’affirmation institutionnelle des relations entre l’Etat et les collectivités, entre le niveau local, départemental et régional, est une garantie que les actions développées ne soient pas trop liées aux personnes qui ont lancé l’affaire, et puissent continuer, pour le bien de tous. De ce côté-là, aucune crainte, le relais est bien pris ! A moyen terme, la stabilité institutionnelle et la possibilité de donner plus d’ambition encore aux initiatives devra être confirmée par l’usage d’instruments comme les groupements d’intérêt public, dont le maniement devrait être rendu plus commode par l’évolution des textes réglementaires, et par un approfondissement des liens entre les projets de Haute-Savoie et les programmes européens. Signalons enfin que les réalisations de Haute-Savoie sont de mieux en mieux connues et que le ministère de l’Education nationale nous sollicite de plus en plus souvent dans le cadre de la formation des personnels pour raconter "comment nous avons fait, ensemble". Mes encouragements pour la suite et tous mes voeux de succès ! Jean FASQUEL,
RÉSEAUX74 > 2000 > N°5 Juin 2000 >
A un instant donné, en fonction des usages couramment pratiqués, on constate le plus souvent, et déja depuis une décade, un sous-dimensionnement des infrastructures destinées à acheminer les volumes d’information qui nous sont nécessaires. L’utilisateur ordinaire, trop souvent lassé par de longues attentes devant son écran d’ordinateur, énonce son verdict : "il me faut des réseaux à haut débit !" (comprendre des réseaux à plus haut débit que le débit actuel dont il bénéficie). Il est donc utile de faire un état des lieux pour savoir de quel niveau de débit nous pouvons espérer profiter aujourd’hui, dans quelles conditions et pour quels usages. Mais avant de faire ce constat, il est sans doute intéressant de faire d’abord un petit détour pour s’arrêter un instant sur l’architecture des réseaux. Les réseaux sont constitués de segments connectés entre eux par des noeuds. Les segments peuvent être constitués de différents médias plus ou moins adaptés à une situation donnée :
Les noeuds, de taille plus ou moins importante selon la complexité du rôle qui leur est assigné, sont constitués de divers dipsositifs de type ordinateur, gérés par des techniciens qui peuvent opérer sur place ou à distance. L’ensemble, segments plus noeuds, qui constitue donc un réseau, est comparable à une architecture routière, plus accessible au sens commun de la plupart d’entre nous. Il existe ainsi différents tronçons de route reliant pour chacun d’eux, des noeuds matérialisés par des intersections de routes. Nous savons que toutes les routes ne sont pas équivalentes ; il en existe de très larges, à plusieurs voies, et des si étroites qu’il a semblé préférable de ne laisser la circulation ouverte que dans un seul sens. De façon générale, une conduite respectueuse de la liberté et de la sécurité des autres, nous amène à pratiquer une vitesse de circulation plus faible sur les routes plus étroites. Par ailleurs, si les "aménageurs" ont correctement fait leur travail, on peut supposer que le trafic est plus dense sur les routes les plus larges. Pour ce qui concerne les noeuds routiers, il est assez évident de constater par exemple, que la complexité de la place de l’Etoile à Paris est plus importante que le croisement de deux routes départementales dans une campagne française. On constate aussi, à l’échelle d’un pays comme la France, l’existence d’une architecture qui fait apparaitre des artères majeures sillonnant les régions françaises (les autoroutes), à partir desquelles se ramifient toute une hiérarchie de structures, allant des routes nationales aux chemins viscinaux, avec en moyenne une décroissance des capacités de trafic accompagnée d’une densification des petites artères ; on parle de capillarité, par analogie avec l’architecture du sytème sanguin. Il apparait naturel pour un particulier qui habite une maison entourée d’un espace vert, de disposer d’un chemin "privatif" menant de sa maison jusqu’en limite du terrain attenant qui lui appartient ; à l’opposé, ce n’est pas une situation normale, que de disposer d’une sortie d’autoroute amenant directement à la maison de ce particulier. Cette "normalité" est fondée sur des critères de trafic, et sur des critères économiques. Le particulier n’a pas besoin de quatre voies pour amener sa voiture jusque devant sa porte ; cela serait surdimensionné par rapport à ses besoins, et cela ne serait économiquement pas possible. De façon équivalente, les segments d’un réseau électronique sont dimensionnés de façon à absorber plus ou moins de trafic, et les noeuds, en fonction de leur position dans le réseau, sont plus ou moins complexes, offrant plus ou moins d’embranchements possibles aux informations numériques qui y circulent. Les grandes artères représentent le "backbone", colonne vertébrale à partir de laquelle divergent d’autres segments qui mènent jusqu’à la capillarité proche de l’utilisateur. Arrivé dans la zone géographique du "dernier kilomètre" on parle souvent de la boucle locale. Même si ce terme désigne plus, dans la littérature spécialisée, la zone capillaire d’un réseau destiné à transporter la voix, il est architecturalement pertinent pour un réseau de données. Quelle est la situation aujourd’hui en terme d’infrastructures de réseaux électroniques ? Tout d’abord, du fait même de l’importante vitesse à laquelle transitent les informations, il est justifié de prendre en considération les infrastructures bien au dela de nos frontières immédiates (celles de l’entreprise, de la ville, ou plus loin encore). Le débit réel sera déterminé par le plus petit goulot d’étranglement rencontré entre les deux sites qui communiquent. Les réseaux traversés aux différentes échelles géographiques, constituent autant de maillons d’une chaine de transmission qui doit être aussi homogène que possible sous peine de dysfonctionnement. Dans la même logique architecturale que celle des infrastructures routières, il convient de se pencher sur le maillage à des échelles différentes, internationales, nationales, régionales, départementales et communales. On conçoit aisément la nécessité d’une harmonie architecturale avec de grosses artères, moins nombreuses que les petites, sur de grandes distances, se ramifiant en artères de plus en plus petites mais de plus en plus nombreuses. On va ainsi du backbone à la boucle locale. On pourrait imaginer que cette harmonie soit naturellement atteinte sur la base de critères économiques, relevant purement des lois du marché. L’expérience des infrastructures routières, étalée sur plus d’un siècle, nous a appris qu’il n’en est rien. L’expérience récente de l’ouverture à la concurrence des transports aériens, montre bien que les compagnies qui pénètrent un nouveau marché, cherchent en priorité à se positionner sur les segments de marché qualifiés de rentables ; ainsi l’utilisateur n’a que l’embarras du choix pour faire Nice-Paris, alors qu’un habitant de Dijon aura beaucoup de difficultés à rallier La Rochelle. On touche du doigt la nécessaire intervention du politique, qui a un devoir de régulation, afin d’assurer un "aménagement du territoire" aussi harmonieux que possible tant au plan social qu’au plan économique. Pour les réseaux électroniques, il en va de même. Chaque responsable politique, à l’échelle du territoire sur lequel il a compétence, a non seulement intérêt à se pencher sur l’aménagement de sa région, mais a le devoir le faire pour en assurer le développement avec les meilleures chances d’épanouissement. Se pencher sur les problèmes et se poser la question de l’infrastructure est dèja une première démarche positive, mais cela n’est qu’un premier pas, et ça ne résout en rien les demandes plus ou moins clairement exprimées par les utilisateurs potentiels des réseaux électroniques. Encore faut-il faire des choix éclairés, pérennes, stratégiques, de qualité et au meilleur prix. Plusieurs paramètres caratérisent les réseaux : le rayon d’action, la nature du coût majoritaire (investissement ou fonctionnement), le partage avec les autres utilisateurs (réseaux à commutation de circuits ou de paquets), le degré d’asymétrie entre les deux sens de communication, le débit maximum possible. Parmi ces paramètres, certains ont une influence forte sur la technologie envisageable. De quoi disposons nous en France aujourd’hui en terme d’infrastructure ?
Tous les utilisateurs n’ont pas forcément besoin de hauts débits, mais alors les opérateurs doivent être capables de fournir des solutions à débits variables : il est question de qualité de service (Qos) qui elle-même a un coût. Par contre, la tentation est grande pour un nombre croissant d’utilisateurs de se doter de moyens de communications traitant aussi bien la voix, que les données ou les images (on parle de VDI). Il appartient aux aménageurs d’évaluer les besoins en terme d’usage, exercice de style complexe, avant d’imaginer de quels types de réseaux il convient de se doter. Le tableau suivant donne une idée des appellations où les débits sont exprimés en bits par seconde (K=Kilo, M=Mega, G=Giga).
Il est utile de rappeler que 8 bits constituent un octet ou Byte, qu’un caractère comme une lettre de l’alphabet, un chiffre ou un caractère de ponctuation est codé sur 1 octet. Par conséquent un e-mail ou une page de texte pèse 4 KB ( 4000 Bytes) environ, une minute de son 500 KB, un livre de 100 page 400 KB, une image 500 KB, une minute de vidéo 30 MB. Le tableau suivant donne des indications de temps de chargement de différents documents à différents débits (s=seconde, m=minute, h=heure, j=jour, np=non perceptible).
Jean-Claude FERNANDEZ,
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Quelques détails sur la formation HTML.
OBJECTIFSÊtre en mesure d’écrire des pages HTML en vue de la constitution d’un serveur Web. DESTINATAIRESToutes personnes envisageant d’écrire des pages Web pour INTRANET ou INTERNET. NIVEAU REQUISAvoir déjà une expérience minimum de connexion sur le réseau Internet. DUREE2 jours. PROGRAMMELES LANGAGES DE DESCRIPTION DE PAGE INTRODUCTION AU LANGAGE HTML ECRIRE SA PREMIERE PAGE WEB PRESENTATION D’EDITEURS WEB PROJET : EDITER SON MINI-SERVEUR REMARQUES : Nous nous attacherons à identifier les problèmes et à essayer d’apporter des réponses au travers des exemples les plus courants rencontrés au sein du langage HTML. Pour vous inscrire, contactez :
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Pionnière à l’époque, cette expérience a vite été rejointe par le formidable développement d’Internet dans notre société, dans le monde de l’économie et par la volonté de l’Education Nationale de faire du développement des Technologies de l’Information et de la Communication pour l’Enseignement (T.I.C.E.) une de ses priorités. EdRes74 est donc devenu l’outil privilégié de la mise en réseau des établissements scolaires et de leur connexion au réseau mondial, dans une démarche que nous envient bon nombre de départements. Plusieurs points en font sa force :
C’est notamment la satisfaction de pouvoir offrir un ensemble d’informations, à partir d’un "site portail"
Au-delà de la mise en réseau des établissements, c’est l’accès à Internet pour tous les élèves (web, messagerie...) qui est proposé par la possibilité de connecter le réseau informatique de l’école (97 réseaux connectés) et la mise en place de serveurs de communication PingOO (39 PingOO installés), mais aussi un outil de travail à la disposition des enseignants (1200 adresses électroniques personnelles, sans compter celles créées sur les serveurs PingOO)... L’opération EdRes74 a aussi eu un autre effet qui mérite d’être évoqué dans ces colonnes. Elle a permis aux établissements scolaires et à différents services de l’éducation nationale de réaffirmer, voir retrouver, leur place dans l’environnement local. Pour ne citer que quelques exemples :
La Haute-Savoie est le premier département de France pour l’accueil des classes transplantées. Face à la nécessité d’encadrer cette activité, de répondre aux différentes demandes d’informations des écoles venant dans notre département, l’Inspection Académique à mis en ligne l’ensemble de ses bases de données concernant la réglementation, les centres d’accueil, les professionnels du secteur... Outre l’aspect fonctionnel pour tous les enseignants qui veulent préparer leur séjour dans notre département, le site "Sorties scolaires" valorise et dynamise un secteur de l’économie Haut-Savoyarde...
Dans le cadre de missions, qui se traduisent ensuite régulièrement par des embauches, les entreprises sollicitent les étudiants pour des actions de recherche sur Internet. Ceux-ci apportent leurs compétences et transmettent leurs connaissances aux PME/PMI, mettent en place des solution d’utilisation systématique de l’outil. Jean-Claude ROSSIGNOL
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